Larmes de crocodile

Création 2019 – Théâtre – Adultes et adolescents

en Recherche de production 


Jean-Noël : « C’est pas du tout ce qu’on croit, les larmes du crocodile, pas du tout, j’ai vérifié sur Wikipédia et c’est pas le crocodile qui pleure en mangeant sa proie, le truc tragique et beau, pas du tout. »
Ça pourrait être le début du spectacle. Ensuite on entendrait la longue plainte du crocodile.

En partant de l’écriture directe et sans fard de Virginie Despentes dans « King Kong théorie », nous questionnons en direct la féminité et la masculinité, pas tant pour en comprendre les mécanismes, car nous savons tous d’emblée qu’il s’agit de constructions sociales, mais plutôt pour tout foutre en l’air, joyeusement et consciencieusement, avec rage et espoir.

Ça pourrait être une tragédie avec effusion de larmes et de hurlements. De fausses larmes parce que c’est bien de théâtre dont il s’agit. Des larmes démesurées pour mieux te croquer ! Des larmes feintes pour parvenir à nos fins. Des larmes sincères pourtant parce que nous sommes touchés par le monde qui nous entoure.

Une femme et un homme. Un mur-tableau en fond de scène. Pour y écrire/dessiner nos incompréhensions. Pour y déposer des mots. Des mots trop grands pour nous. Des mots dont on voudrait se délester. Les écrire pour mieux les effacer. Liberté. Égalité. Fraternité… « Ce serait quoi la fraternité ce serait quoi à part une plaisanterie douteuse La fraternité si ça ne marchait pas avec l’égalité » (Léonora Miano, Écrits pour la parole ).

Fraternité, vraiment ? Le pays de droits de l’Homme ? Ah bon ? Et la Femme là-dedans ? Tu sais ce que c’est toi la féminité ? T’en sais quelque chose ? Tu as été une fille comme tout le monde ? Et masculinité, ça veut dire quoi ? Tu te sens masculin, toi ? Mais sais-tu vraiment ce que c’est un homme ?
Poser des bulles. Prendre la parole en silence. Simple et efficace comme en BD. Et parce que parfois nous restons « sans voix » face à nos questionnements.

Ou alors, nous prenons la parole dans un chant, dans un cri, et flirtons avec le punk et l’anarchisme pour y chercher quelque chose du « hors cadre », « hors norme », « hors d’oeuvre », « hors du commun », « hors de soi », pour tenter de nous positionner « hors de nous-même », nous mettre en mouvement donc, mettre le corps et la pensée en marche, nous é-mouvoir. Et parce que quand on n’a pas de futur, on a tout le temps 🙂

-DISTRIBUTION-

  • Conception/Interprétation: Fanny CATEL et Jean-Noël FRANÇOISE
  • Regard extérieur: Clarisse TEXIER
  • Regard chorégraphique : Sébastien LAURENT

-SOUTIENS-

  • 21 au 25 mai 2018 : résidence à La Fabrique -Caen (14)
  • 20 au 31 août 2018 : résidence au Panta-Théâtre – Caen (14).
  • Printemps 2019 : résidence à La Cartonnerie de Mesnay (Arbois, Jura), 5 à 10 jours (en cours).
  • 10 au 15 juin 2019 : résidence au Panta-Théâtre – Caen (14).

Pour plus d’informations, merci de nous contacter à alexis@lebureauetlerenard.com

site internet de la compagnie 

Facebook de la compagnie